Tableau de bord éco Solutions éco, agence de développement économique des pays de la Loire
La population
Date de mise à jour : Janvier 2022 Nouvelles données prévues : Janvier 2023

L’essentiel

Une dynamique démographique toujours soutenue mais qui ralentit

3,8 millions
d’habitants
au 1er janvier 2019

soit 5,8 % de la population de France métropolitaine

+24 270
habitants chaque année

entre 2013 et 2019

119
hab./km²

au 1er janvier 2019

Au 1er janvier 2019, 3 806 461 personnes résident en Pays de la Loire, soit 5,8 % de la population de France métropolitaine.

La région est la 8e la plus peuplée des 13 régions de France métropolitaine. Le rythme de croissance annuel de la population se monte à 0,7 % entre 2013 et 2019, bien au-dessus de celui constaté au niveau national (0,4 %). Les Pays de la Loire se classent ainsi au 2e rang national, derrière la Corse (1,0 %) et ex-aequo avec l’Occitanie (0,7 %). Toutefois, à l’instar de la quasi-totalité du territoire français, la croissance de la population ralentit quelque peu : entre 2008 et 2013, la région gagnait un peu plus de 30 000 habitants supplémentaires chaque année alors qu’entre 2013 et 2019, le gain annuel tombe à près de 24 300 habitants.

Un solde naturel réduit, un accroissement de la population localisé

En Pays de la Loire, l’accroissement de la population s’explique par les arrivées de nouvelles populations tandis que le solde naturel, l’excès des naissances sur les décès, recule continûment, à l’image de la grande majorité des autres régions. En France, le solde naturel poursuit sa baisse et est désormais bien inférieur à son niveau d’après la seconde guerre mondiale. Au cours des années 2013-2019, 43 % des départements métropolitains ont compté plus de décès que de naissances.

En France métropolitaine, le dynamisme démographique est plus marqué dans les territoires urbains. Entre 2013 et 2019, la population y progresse deux fois plus vite que dans les territoires les moins densément peuplés.

En Pays de la Loire également, à la faveur de soldes naturel et migratoire positifs, les zones urbaines les plus denses gagnent plus de population que les zones rurales faiblement peuplées où les soldes migratoires sont négatifs.

Dans la région, une augmentation de population toujours plus concentrée sur quelques territoires.

Les disparités sont marquées entre les départements. Le nombre d’habitants s’accroît en Loire-Atlantique, Maine-et-Loire et Vendée, et se stabilise en Mayenne et Sarthe. 57 % des communes gagnent de la population contre 74 %, cinq ans auparavant.

La croissance démographique se recentre autour des métropoles de Nantes et d’Angers et l’étalement urbain ralentit fortement. Ainsi, parmi les communes comptant plus de 10 000 habitants, 77 % des d’entre elles voient leur population s’accroître. La hausse de population est particulièrement marquée dans l’agglomération de Nantes et sur une bande littorale. A contrario, la population diminue sur un territoire plus étendu que précédemment : au nord et à l’est de la Mayenne, aux frontières de la Sarthe, à l’est et au sud du Maine-et-Loire et dans le sud de la Vendée.

La Loire-Atlantique est le moteur de la région, Nantes Métropole en tête

Ce département génère en effet 69 % du gain de population des Pays de la Loire, alors qu’il rassemble seulement 38 % des résidents ligériens. La population de la Loire-Atlantique progresse de 1,2 % en moyenne chaque année. Cette croissance la situe au 3e rang des départements métropolitains derrière la Gironde et la Haute-Garonne. En Pays de la Loire, c’est le seul département qui n’est pas concerné par le ralentissement démographique. La Vendée reste très dynamique mais connaît un fort ralentissement démographique entre 2014 et 2019. Dans le Maine-et-Loire, la croissance démographique ralentit également tandis qu’en Mayenne et en Sarthe la population se stabilise.

La Loire-Atlantique et la Vendée font partie des départements français qui attirent le plus de nouvelles populations : ex aequo au 6e rang national pour la valeur de leur solde migratoire.

35,5 %
de la population

âgée de moins de 30 ans en 2019

26,8 %
de la population

âgée de plus de 60 ans en 2019

Le choix des périodes d’évolution de la population

« La méthode du recensement annuel est basée sur des cycles de collecte de cinq ans. Pour plus de pertinence, les données sont donc traditionnellement analysées avec un pas de cinq ans. Toutefois, l’évolution de la situation sanitaire a conduit à reporter à 2022 l’enquête annuelle de recensement prévue en 2021. Pour toutes les communes de moins de 10 000 habitants, il y aura donc dorénavant (pendant les cinq prochaines années) un intervalle entre deux collectes de recensement de six ans au lieu de cinq habituellement. La méthode de calcul des populations annuelles a été adaptée en conséquence. Pour être robustes, les évolutions mesurées sur la dernière période (ici 2013-2019) doivent donc être analysées avec un pas de six ans. Dans le présent document, les comparaisons sont donc basées sur une période de six ans pour la plus récente (2013-2019) et une période de cinq ans (2008-2013) pour la plus ancienne. La comparaison des évolutions de la population, du solde migratoire et du solde naturel sur ces périodes de durée différente n’en reste pas moins pertinente, car toutes les données sont présentées en moyenne annuelle. »
Source : Insee