Le commerce extérieur
62 milliards d’euros de flux commerciaux avec l’étranger en 2025
Le continent européen, premier partenaire commercial de la région

En 2025, le commerce mondial de marchandises aurait progressé de 4,6 %, selon les premières estimations de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Une augmentation supérieure à celle prévue en octobre 2025 par le même organisme et ce, malgré le contexte international dégradé.
La région des Pays de la Loire réalise une année de relative stabilité avec des exportations en léger repli de 0,8 % et des importations en hausse de 3,1 % dans un contexte de baisse des prix de l’énergie.

En 2025, les exportations des Pays de la Loire se montent à 26,9 milliards d’euros, soit 4,5 % des exportations françaises. Cette part est inférieure au poids de la région en France au regard des nombres d’habitants (5,9 %), d’emplois (5,9 %) ou de la richesse produite (5,2 % du PIB national). La région se positionne au 9e rang national, en recul d’une place par rapport à l’an passé.
Les importations régionales représentent 5,1 % des importations françaises.
Les flux commerciaux en Pays de la Loire
en 2025
| Montant millions € | |
|---|---|
| Exportations | 26 865 |
| Importations | 35 209 |
| Solde commercial | -8 343 |

En 2025, les échanges de biens en valeur progressent de 1,4 %. Les exportations sont en léger recul, en grande partie du fait de la baisse des ventes à l’étranger de produits pétroliers raffinés et des produits de la construction automobile. Les importations sont en hausse du fait des achats de navires et de bateaux et d’importations plus classiques d’hydrocarbures naturels.
Comme les années précédentes, les flux de la région restent largement corrélés à l’activité du port de Nantes Saint-Nazaire et de la raffinerie TotalEnergies. Les exportations varient sensiblement en fonction du plan de charge des Chantiers de l’Atlantique ou de l’organisation logistique d’Airbus.
Depuis mai 2018 et l’ouverture de la ligne transocéanique Milk Run Atlantic qui permet le transport de colis aéronautiques d’Airbus entre les sites de Montoir-de-Bretagne et de Mobile (Alabama), Montoir-de-Bretagne est un hub incontournable dans la logistique internationale du groupe Airbus ce qui influence les exportations et donc le solde commercial de la région.



La Loire-Atlantique, toujours en première ligne des flux commerciaux
En 2025, la Loire-Atlantique représente encore près de la moitié des exportations de la région. Ceci s’explique notamment par la vente de trois navires par les Chantiers de l’Atlantique. La présence du port de Nantes Saint-Nazaire explique également la domination de la Loire-Atlantique dans la valeur des importations. Pour autant, de grandes entreprises réparties sur l’ensemble du territoire régional sont aussi des moteurs à l’export : Airbus, Beneteau, Bunge, Chantiers de l’Atlantique, Claas, Fleury Michon, Longchamp, Manitou, Pasquier, Renault, Scania, Toyota, Thales, Vuitton, Zach System…
Les exportations dans les 5 départements ligériens
| Montants exportés millions € | Part dans les exportations régionales | Part dans l’emploi total régional | |
| Loire-Atlantique | 13 388 | 49,8 % | 41,2 % |
| Maine-et-Loire | 6 179 | 23,0 % | 20,7 % |
| Mayenne | 1 788 | 6,7 % | 7,6 % |
| Sarthe | 3 031 | 11,3 % | 13,2 % |
| Vendée | 2 480 | 9,2 % | 17,4 % |

Une ETI sur deux présente à l’export en région
En Pays de la Loire, 5 510 entreprises de type Micro-PME-ETI sont présentes à l’export, soit :
- Plus d’une ETI sur deux (54 %)
- Plus d’une PME sur 5 (21 %)
Source : Insee, 2021, hors micro-entreprise
Part des PME/ETI présentes à l’export

Une France coupée en deux : les régions frontalières mieux positionnées à l’export que celles de l’ouest et du sud du pays
(hors micro-entreprise)
Source des données : Insee, ESANE, Lifi, Flores 2021
Quelques précautions avant d’analyser les données du commerce international des Pays de la Loire
Les données sur les importations et les exportations publiées par la Direction générale des douanes et droits indirects, à l’échelle de la région, doivent être interprétées avec précaution pour plusieurs raisons.
- Elles portent indifféremment sur des biens d’équipements ou de consommation (consommation finale) et des biens intermédiaires destinés à être réintroduits dans un processus de production.
Conséquence de la fragmentation des processus de production à l’échelle internationale, les échanges de biens intermédiaires représentent désormais environ la moitié de l’ensemble des échanges commerciaux de la France. Le contenu en importations des exportations augmente au fur et à mesure de l’internationalisation de l’économie et notamment de la croissance des échanges intragroupes.
En Pays de la Loire, une très large part des échanges du secteur aéronautique s’inscrit dans le cadre d’un processus de fabrication coordonné à l’échelle européenne voire mondiale notamment entre les unités de production du groupe Airbus et ses fournisseurs et sous-traitants. Les tronçons d’avions produits dans les usines Airbus de Nantes et Saint-Nazaire sont envoyés à Hambourg ou Toulouse pour assemblage final. Dans ce dernier cas, les flux domestiques n’apparaissent pas dans les chiffres régionaux du commerce international. - Les échanges sont décrits au lieu de destination ou au lieu de départ des marchandises, qui peut respectivement différer des lieux de consommation finale ou de production.
- Les résultats à l’échelle régionale dépendent non seulement des caractéristiques de la demande régionale et du tissu productif local mais aussi de la localisation géographique de la région (présence d’un port, région frontalière) ou de choix logistiques des entreprises (plateforme de distribution). Exemple : si le terminal de Montoir réceptionne à lui seul une grande partie des importations françaises d’aliments pour le bétail, il approvisionne tout l’ouest de la France et, plus largement, le territoire national.
Le solde commercial régional ne peut donc pas être interprété sans tenir compte de l’ensemble de ces éléments. Un déficit commercial n’est donc pas systématiquement lié à des performances médiocres des entreprises locales à l’international.
