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Le commerce extérieur

Le commerce extérieur
Date de mise à jour : février 2022 Nouvelles données prévues : février 2023

Plus de 46 milliards d’euros d’échanges avec l’étranger en 2021

Le continent européen, premier partenaire commercial de la région

En 2021, les performances commerciales françaises demeurent médiocres : le déficit commercial atteint un niveau record en grande partie du fait de l’alourdissement de la facture énergétique liée à la montée des prix du pétrole, du gaz et de l’électricité. En 2021, la France est le 6e exportateur mondial de biens et de services avec 135 900 entreprises françaises exportatrices.

Après une année 2020 totalement atypique, les échanges commerciaux se sont redressés mais des divergences assez nettes subsistent selon les secteurs. L’aéronautique, premier contributeur aux exportations françaises affiche une reprise modeste.

En Pays de la Loire, importations et exportations sont en progression par rapport à 2020. Les exportations ne parviennent cependant pas à retrouver leur niveau d’avant crise sanitaire. En Pays de la Loire, les exportations progressent sur un an de 10 % et les importations de 19 %.

En 2021, les exportations des Pays de la Loire se montent à 18,6 milliards d’euros, soit 3,9 % des exportations françaises. Cette part est nettement inférieure au poids de la région en France au regard des nombres d’habitants (5,8 %), d’emplois (5,9 %) ou de la richesse produite (5,1 % du PIB national). Entre 2016 et 2018, la part des exportations ligériennes dans le total des exportations françaises avaient nettement progressé, passant de 4,1 à 4,6 % et les Pays de la Loire avait gagné deux places au classement des régions exportatrices. Ces efforts ont été anéantis par la crise liée au coronavirus du fait de ses lourdes répercussions sur l’aéronautique, un des principaux moteurs de l’économie régionale. En 2021, les exportations de ce secteur chutent de 53 %.

Ainsi, les Pays de la Loire pourraient voir à nouveau leur poids dans les exportations nationales progresser dès que ce secteur aura retrouvé son niveau d’avant-crise. La région se positionne désormais au 11e rang national.

Les Pays de la Loire comptent près de 5 100 entreprises, ayant leur siège en région, présentes à l’export. Près de la moitié des exportations ligériennes (48 %) sont ainsi réalisées par des entreprises dont le siège se trouve en Pays de la Loire. L’Allemagne, les États-Unis et l’Espagne sont les principales destinations des produits ligériens.

Les flux commerciaux en Pays de la Loire
en 2021

Montant
millions €
Exportations18 551
Importations27 552
Solde commercial-9 002
Source : Douanes
© airbus

Les importations s’élèvent à 27 milliards d’euros. Comme dans la plupart des régions portuaires, le solde commercial est déficitaire : 9 milliards d’euros en 2021. Les importations des Pays de la Loire sont en effet largement corrélées à l’activité du grand Port de Nantes Saint-Nazaire, de la raffinerie Total et de la centrale de production électrique de Cordemais. Le solde commercial des Pays de la Loire est par conséquent très dépendant des importations de produits d’extraction énergétiques. Selon les années, en fonction de l’activité de la raffinerie de Donges, du prix du pétrole et de la parité euro-dollar, le montant de ce poste fluctue fortement. En 2021, avec la montée des prix du pétrole brut notamment, le déficit commercial s’est creusé de 2,7 milliards d’euros en Pays de la Loire.

Le solde commercial est de surcroît très sensible au plan de charge des Chantiers de l’Atlantique, la vente d’un seul paquebot pouvant dépasser le milliard d’euros. De plus, l’ouverture en mai 2018 de la ligne transocéanique Milk Run Atlantic qui permet le transport de colis aéronautiques d’Airbus entre les sites de Montoir-de-Bretagne et de Mobile (Alabama) influence également les exportations et donc le solde commercial de la région : Montoir-de-Bretagne est désormais un hub incontournable dans la logistique internationale du groupe Airbus.

Quelques précautions avant d’analyser les données du commerce international des Pays de la Loire

Les données sur les importations et les exportations publiées par la Direction générale des douanes et droits indirects, à l’échelle de la région, doivent être interprétées avec précaution pour plusieurs raisons.

  1. Elles portent indifféremment sur des biens d’équipements ou de consommation (consommation finale) et des biens intermédiaires destinés à être réintroduits dans un processus de production.
    Conséquence de la fragmentation des processus de production à l’échelle internationale, les échanges de biens intermédiaires représentent désormais environ la moitié de l’ensemble des échanges commerciaux de la France. Le contenu en importations des exportations augmente au fur et à mesure de l’internationalisation de l’économie et notamment de la croissance des échanges intragroupes.
    En Pays de la Loire, une très large part des échanges du secteur aéronautique s’inscrit dans le cadre d’un processus de fabrication coordonné à l’échelle européenne voire mondiale notamment  entre les unités de production du groupe Airbus et ses fournisseurs et sous-traitants. Les tronçons d’avions produits dans les usines Airbus de Nantes et Saint-Nazaire sont envoyés à Hambourg ou Toulouse pour assemblage final. Dans ce dernier cas, les flux domestiques n’apparaissent pas dans les chiffres régionaux du commerce international.
  2. Les échanges sont décrits au lieu de destination ou au lieu de départ des marchandises, qui peut respectivement différer des lieux de consommation finale ou de production.
  3. Les résultats à l’échelle régionale dépendent non seulement des caractéristiques de la demande régionale et du tissu productif local mais aussi de la localisation géographique de la région (présence d’un port, région frontalière) ou de choix logistiques des entreprises (plateforme de distribution). Exemple : si le terminal de Montoir réceptionne à lui seul une grande partie des importations françaises d’aliments pour le bétail, il approvisionne tout l’ouest de la France et, plus largement, le territoire national.

Le solde commercial régional ne peut donc pas être interprété sans tenir compte de l’ensemble de ces éléments. Un déficit commercial n’est donc pas systématiquement lié à des performances médiocres des entreprises locales à l’international.