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La pêche et l’aquaculture

La pêche et l’aquaculture
Date de mise à jour : décembre 2021

Près de 90 millions d’€ de produits de la mer commercialisés

Une grande région de pêche professionnelle maritime

1 104
marins-pêcheurs

en 2020

368 navires
de pêche maritime

en 2020

88 millions €
de produits de la mer commercialisés

en 2020

Avec un linéaire côtier de 450 km et 60 km d’estuaire de la Loire, la région compte plus de 360 navires de pêche professionnelle maritime et emploie près de 1 100 marins pêcheurs. Troisième région française de pêche professionnelle maritime pour la valeur des ventes réalisées en criée (88 millions d’euros en 2020, derrière la Bretagne et la Normandie), elle compte 5 ports de pêche équipés d’une criée. La quantité vendue dans ces dernières s’élève à 18 000 tonnes en 2020 (source : FranceAgriMer et Dirm Namo).

Le premier site d’élevage de coques en France

L’aquaculture comprend l’élevage de coquillages comme les huîtres ou les moules, et l’élevage de poissons en eau de mer comme en eau douce.  La surface des concessions aquacoles s’étend sur 1 140 ha. Les Pays de la Loire sont le premier site d’élevage français de coques. Cette activité a été développée en Loire-Atlantique dans les années 1980 dans le Traict du Croisic, zone humide où la mer pénètre profondément dans les terres sur 700 hectares. Une grande partie de la production de la quinzaine d’entreprises présentes sur cette zone est exportée en Espagne (source : DIRM-NAMO).

Le renouvellement de la flotte de la pêche professionnelle maritime est confrontée à plusieurs contraintes :

  • les coûts élevés des navires (achat et entretien)
  • les restrictions pesant sur l’activité de pêche professionnelle (totaux admissibles de captures, taille minimale de commercialisation…) afin de garantir l’approvisionnement des stocks et la protection de la ressource
  • les difficultés de recrutements et de fidélisation de la main-d’œuvre
  • la faible visibilité sur l’activité et les résultats des entreprises
  • la crise sanitaire
  • les incertitudes liées au Brexit

L’année 2020 a été particulièrement tendue avec la crise de la Covid-19 et les aléas du Brexit. « La crise qui a démontré l’interdépendance entre les différents acteurs liés à la pêche, armements, criées, transformateurs et distribution a imposé une certaine solidarité et confirmé tout l’intérêt de la structuration de la filière pêche et de l’échange d’information. Concernant le Brexit, les négociations pour organiser la mise en œuvre de l’accord négocié avec l’Union européenne et ratifié en janvier 2020 se sont poursuivies tout au long de l’année. Elles ont abouti fin 2020 à l’accord de commerce et de coopération entre l’Union européenne et la communauté européenne de l’énergie atomique d’une part, et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, d’autre part, entrant en vigueur le 1er janvier 2021. Les déclinaisons de cet accord concernant les accès aux eaux du Royaume-Uni, dont aux îles anglo-normandes, ainsi que les modalités de soutien financier des entreprises de pêche et de mareyage, restent à préciser au cours de l’année 2021. Toute la filière pêche est impactée. Les enjeux portent sur l’accès aux eaux britanniques, mais aussi sur la gestion des quotas et leur éventuel report vers d’autres zones de pêche dans les eaux françaises, notamment dans le golfe de Gascogne que sur les conséquences en matière de cohabitation entre métiers et de risques potentiels de troubles à l’ordre public en mer, de concurrence des différences de réglementation, de l’effet des variations de la livre sterling sur la compétitivité des entreprises ou de la stabilité des marchés et des équilibre portuaires. » (source : DIRM-NAMO).

La répartition de la flotte en 2020

DépartementNombre de navires
Loire-Atlantique129
Vendée239
Ensemble368
Source : DIRM-NAMO

Le nombre de navires de pêche maritime immatriculés en Pays de la Loire a diminué de 18 % en 10 ans, passant de 451 navires en 2010 à 368 en 2020. Les deux tiers des navires sont immatriculés en Vendée.

Longueurnombre de navires%
< 12 m 300 82 %
< 16 m134 %
< 25 m 55 15 %
> 25 m00 %
Ensemble368100 %
Source DIRM-NAMO

Les navires de pêche maritime ligériens mesurent très majoritairement moins de 12 mètres. Aucun ne dépasse les 25 mètres. Ils sont principalement dédiés à la petite pêche.

genrenombre de navires%
Grande pêche00 %
Pêche au large4713 %
Pêche côtière4813 %
Petite pêche27274 %
Ensemble367100 %
+ 1 navire en cultures marines pêche (CMP)
Source : DIRM-NAMO

La Loire-Atlantique, premier producteur de coques en France

Le département de la Loire-Atlantique compte 2 ports équipés d’une criée : La Turballe et Le Croisic. 129 navires de pêche sont immatriculés à Nantes ou Saint-Nazaire pour la pêche professionnelle maritime (76 % armés en petite pêche). 454 marins-pêcheurs (41 % des marins-pêcheurs ligériens) sont recensés en Loire-Atlantique.

8 832 tonnes de poissons sont commercialisées en criées (42 % des Pays de la Loire) représentant 31,36 millions d’euros (35 % des Pays de la Loire).

Au niveau national, la criée de La Turballe occupe la 1re place pour la commercialisation de la seiche par les navires français et celle du Croisic, la 1re place pour la commercialisation de la crevette (bouquet) et l’araignée de mer.

Concernant l’aquaculture, on dénombre 57 navires aquacoles immatriculés et 173 marins identifiés. La Loire-Atlantique est le 1er département producteur français de coques.

La Vendée, un département majeur pour la production de naissain d’huîtres creuses d’écloserie en France

Le département de la Vendée compte 3 ports équipés d’une criée : Noirmoutier, Les Sables-d’Olonne et Saint-Gilles-Croix-de-Vie. 239 navires sont immatriculés aux Sables-d’Olonne, Noirmoutier et Yeu pour la pêche professionnelle maritime (69 % armés en petite pêche). On comptabilise 650 marins-pêcheurs.

12 187 tonnes de poissons sont commercialisées en criées (58 % des Pays de la Loire) représentant 58,91 millions d’euros (65 % des Pays de la Loire). Les Sables-d’Olonne couvrent 55,1 % du tonnage total en Vendée et 65,7 % de la valeur commercialisée.

Concernant l’aquaculture, on dénombre 246 navires aquacoles immatriculés et 351 marins.

Près de 2 milliards de naissains d’huîtres creuses, soit 42 % du total français, et 183 tonnes d’huîtres creuses de demi-élevage sont vendus par les professionnels ayant leur siège en Vendée (source : Agreste – recensement conchylicole 2012). 

Les types de pêche et l’élevage

  • Petite pêche : pêche pratiquée par des navires dont la durée d’absence au port est ≤ 24 heures
  • Pêche côtière : pêche des navires dont la durée des sorties est > 24 heures mais ≤ 96 heures
  • Pêche au large : pêche des navires dont la durée des sorties en mer est > 96 heures
  • Grande pêche : navigation des navires de plus de 1 000 tjb (tonneaux de jauge brute) ou de plus de 150 tjb si absence du port > 20 jours.
  • Cultures marines pêche (CMP) : genre de navigation concernant des navires de pêche titulaires d’un permis de mise en exploitation qui travaillent alternativement à la pêche et à l’aquaculture.
  • Naissain : pour produire des huîtres, les ostréiculteurs doivent au préalable collecter ce qu’on appelle le naissain : il s’agit des larves issues de la reproduction des huîtres. L’approvisionnement en naissains peut être fait de 2 façons : soit en milieu naturel, grâce à des collecteurs disposés en mer (tuiles romaines, tubes, lamelles, pieux d’ardoise, coquilles…), soit en écloserie.
  • Demi-élevage : l’ostréiculteur détache le naissain du collecteur pour le mettre en demi-élevage en parc pendant un à deux ans. L’élevage proprement dit dure encore de un à deux ans.