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La pêche et l’aquaculture

La pêche et l’aquaculture
Date de mise à jour : janvier 2021

Plus de 100 millions d’€ de produits de la mer commercialisés

Une grande région de pêche professionnelle maritime

1 187
marins-pêcheurs

en 2018

359 navires
de pêche maritime

en 2018

Avec un linéaire côtier de 450 km et 60 km d’estuaire de la Loire, la région compte près de 360 navires de pêche professionnelle maritime et emploie près de 1 200 marins pêcheurs. Deuxième région française de pêche professionnelle maritime pour la valeur des ventes réalisées en criée (102 millions d’euros en 2018, derrière la Bretagne), elle compte 6 ports de pêche équipés d’une criée. La quantité vendue dans ces dernières s’élève à 21 202 tonnes en 2018 (source : FranceAgriMer).

Le premier site d’élevage de coques en France

L’aquaculture comprend l’élevage de coquillages comme les huîtres ou les moules, et l’élevage de poissons en eau de mer comme en eau douce.  Sa surface s’étend sur 1 146 ha. Les Pays de la Loire sont le premier site d’élevage français de coques, activité développée dans les années 1980 dans le Traict du Croisic en Loire-Atlantique, zone humide où la mer pénètre profondément dans les terres sur 700 hectares. Une grande partie de la production de la quinzaine d’entreprises présentes est exportée en Espagne (source : DIRM-NAMO).

La pêche professionnelle maritime est confrontée à plusieurs difficultés :

  • les coûts élevés des navires (achat et entretien)
  • les restrictions pesant sur l’activité de pêche professionnelle (totaux admissibles de captures, taille minimale de commercialisation…) afin de garantir l’approvisionnement des stocks et la protection de la ressource
  • les difficultés de recrutements et de fidélisation de la main-d’œuvre

Par ailleurs, la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne inquiète le secteur de la pêche maritime. Toute la filière pourrait être impactée (producteurs, mareyeurs, etc.) et l’ensemble de la façade atlantique pourrait être concerné. Les enjeux portent sur l’accès par les pêcheurs français aux eaux britanniques, la gestion des quotas de pêche mais aussi sur leur éventuel report vers d’autres zones de pêche dans les eaux françaises et notamment dans le golfe de Gascogne. Ils portent également sur les conséquences en matière de cohabitation entre métiers et sur les risques potentiels de troubles à l’ordre public en mer, de concurrence des différences de réglementation, ou sur l’effet de toute dévaluation de la livre sterling sur la compétitivité des entreprises (source : DIRM-NAMO).

La répartition de la flotte en 2018

DépartementNombre de navires
Loire-Atlantique121
Vendée238
Ensemble359
Source : DIRM-NAMO

Le nombre de navires de pêche maritime immatriculés en Pays de la Loire a diminué de 22 % en 10 ans, passant de 460 navires en 2008 à 359 en 2018. Les deux tiers des navires sont immatriculés en Vendée.

Longueurnombre de navires%
< 12 m 288 80 %
< 16 m134 %
< 25 m 58 16 %
> 25 m00 %
Ensemble359100 %
Source DIRM-NAMO

Les navires de pêche maritime ligériens mesurent très majoritairement moins de 12 mètres. Aucun ne dépasse les 25 mètres. Ils sont principalement dédiés à la petite pêche.

genrenombre de navires%
Grande pêche00 %
Pêche au large5916 %
Pêche côtière5014 %
Petite pêche26170 %
Ensemble358100 %
+ 1 navire en cultures marines pêche (CMP)
Source : DIRM-NAMO

La Loire-Atlantique, premier producteur de coques en France

Le département de la Loire-Atlantique compte 2 ports équipés d’une criée : La Turballe et Le Croisic. 121 navires de pêche sont immatriculés à Nantes ou Saint-Nazaire pour la pêche professionnelle maritime (74 % armés en petite pêche). 505 marins-pêcheurs (43 % des marins-pêcheurs ligériens) sont recensés en Loire-Atlantique.

9 403 tonnes de poissons sont commercialisées en criées (44 % des Pays de la Loire) représentant 34,2 millions d’euros (34 % des Pays de la Loire).

Au niveau national, la criée de La Turballe occupe la 1re place pour la commercialisation de la seiche par les navires français et celle du Croisic, la 1re place pour la commercialisation de la crevette (bouquet).

Concernant l’aquaculture, on dénombre 56 navires aquacoles immatriculés et 180 marins identifiés. La Loire-Atlantique est le 1er département producteur français de coques.

La Vendée, un département majeur pour la production de naissain d’huîtres creuses d’écloserie en France

Le département de la Vendée compte 3 ports équipés d’une criée : Noirmoutier, Les Sables-d’Olonne et Saint-Gilles-Croix-de-Vie. 238 navires sont immatriculés aux Sables-d’Olonne, Noirmoutier et Yeu pour la pêche professionnelle maritime (67 % armés en petite pêche). On comptabilise 682 marins-pêcheurs.

11 798 tonnes de poissons sont commercialisées en criées (56 % des Pays de la Loire) représentant 67,4 millions d’euros (66 % des Pays de la Loire). Les Sables-d’Olonne couvrent 67,9 % du tonnage total en Vendée et 68,4 % de la valeur commercialisée.

Concernant l’aquaculture, on dénombre 250 navires aquacoles immatriculés et 355 marins.

1,9 milliard de naissains d’huîtres creuses, soit 42 % du total français, et 183 tonnes d’huîtres creuses de demi-élevage sont vendus par les professionnels ayant leur siège en Vendée (source : Agreste – recensement conchylicole 2012). 

Les types de pêche et l’élevage

  • Petite pêche : pêche pratiquée par des navires dont la durée d’absence au port est ≤ 24 heures
  • Pêche côtière : pêche des navires dont la durée des sorties est > 24 heures mais ≤ 96 heures
  • Pêche au large : pêche des navires dont la durée des sorties en mer est > 96 heures
  • Grande pêche : navigation des navires de plus de 1 000 tjb (tonneaux de jauge brute) ou de plus de 150 tjb si absence du port > 20 jours.
  • Cultures marines pêche (CMP) : genre de navigation concernant des navires de pêche titulaires d’un permis de mise en exploitation qui travaillent alternativement à la pêche et à l’aquaculture.
  • Naissain : pour produire des huîtres, les ostréiculteurs doivent au préalable collecter ce qu’on appelle le naissain : il s’agit des larves issues de la reproduction des huîtres. L’approvisionnement en naissains peut être fait de 2 façons : soit en milieu naturel, grâce à des collecteurs disposés en mer (tuiles romaines, tubes, lamelles, pieux d’ardoise, coquilles…), soit en écloserie.
  • Demi-élevage : l’ostréiculteur détache le naissain du collecteur pour le mettre en demi-élevage en parc pendant un à deux ans. L’élevage proprement dit dure encore de un à deux ans.