831
marins-pêcheurs
en 2024
90 millions d’€ de produits de la mer commercialisés
831
marins-pêcheurs
en 2024
340 navires
de pêche maritime professionnelle
en 2024
13 370 tonnes et 90 millions €
de produits de la mer commercialisés
en 2024
Avec 450 km de littoral et 60 km d’estuaire de la Loire, la région compte 340 navires de pêche professionnelle maritime et emploie 830 marins pêcheurs. Deuxième région française de pêche professionnelle maritime pour la valeur des ventes réalisées en criée (90 millions d’euros en 2024, derrière la Bretagne), elle compte 5 ports de pêche équipés d’une criée. La quantité vendue dans ces dernières s’élève à plus de 13 300 tonnes en 2024 (Source : FranceAgriMer, Dirm Namo).
L’aquaculture comprend l’élevage de coquillages comme les huîtres ou les moules, et l’élevage de poissons en eau de mer comme en eau douce. La surface des concessions aquacoles s’étend sur plus de 1 200 ha. Les Pays de la Loire sont le premier site d’élevage français de coques. Cette activité a été développée en Loire-Atlantique dans les années 1980 dans le Traict du Croisic, zone humide où la mer pénètre profondément dans les terres sur 700 hectares. Une grande partie de la production est exportée en Espagne (Source : Dirm Namo).

La pêche maritime professionnelle est une activité très encadrée (quotas, licences, contrôles) visant à préserver les ressources. En Pays de la Loire, elle repose sur une flotte importante mais vieillissante (79 % des navires ont plus de 20 ans), dont le renouvellement est freiné par des coûts élevés (déconstruction, carburant).
Le secteur est diversifié, tant par les techniques de pêche que par la grande variété d’espèces exploitées, et structuré en filière (pêcheurs, criées, mareyeurs, transformateurs).
La main-d’œuvre diminue et vieillit, dans un contexte de conditions de travail exigeantes et de difficultés de recrutement, ce qui pose un enjeu de renouvellement des générations.
Les enjeux environnementaux sont centraux : préservation des stocks, réduction des captures accidentelles et limitation de l’impact écologique. Les démarches de décarbonation restent encore limitées. La protection des espèces, comme les cétacés, entraîne des restrictions temporaires de pêche (notamment dans le Golfe de Gascogne) avec des impacts directs sur l’ensemble de la filière.
Sur le plan économique, le secteur est fragilisé par des coûts élevés, une rentabilité parfois limitée et une dépendance aux aides publiques et aux niveaux de capture. Il dépend fortement des décisions réglementaires et politiques comme par exemple la prolongation jusqu’en 2038 de l’accord réciproque de commerce et de coopération pour l’accès des pêcheurs français aux eaux britanniques. La baisse des volumes des criées est partiellement compensée par une meilleure valorisation des produits ; l’adaptation au marché et la qualité (labels, diversification) sont devenues essentielles pour maintenir les revenus.
Afin de renforcer la souveraineté alimentaire de la France, améliorer la compétitivité des entreprises de pêche et garantir la durabilité de la filière, un contrat stratégique de la filière pêche maritime française a été signé en 2025.
(Source : Dirm Namo)
| Département | Nombre de navires |
|---|---|
| Loire-Atlantique | 111 |
| Vendée | 229 |
| Ensemble | 340 |
Le nombre de navires de pêche maritime immatriculés en Pays de la Loire représente 8 % de la flotte de métropole. Plus des deux tiers des navires ligériens sont immatriculés en Vendée.
| Longueur | nombre de navires | % |
|---|---|---|
| < 8 m | 79 | 23 % |
| < 12 m | 204 | 60 % |
| < 16 m | 13 | 4 % |
| < 25 m | 44 | 13 % |
| Ensemble | 340 | 100 % |
Les navires de pêche maritime ligériens mesurent très majoritairement entre 8 et 12 mètres. Ils sont principalement dédiés à la petite pêche.
| genre | nombre de navires | % |
|---|---|---|
| Pêche au large | 39 | 11 % |
| Pêche côtière | 47 | 14 % |
| Petite pêche | 251 | 74 % |
| + 3 navires en cultures marines pêche (CMP) | 3 | 1 % |
| Ensemble | 340 | 100 % |
Le département de la Loire-Atlantique compte 2 ports équipés d’une criée : La Turballe et Le Croisic. 111 navires de pêche sont immatriculés à Nantes ou Saint-Nazaire pour la pêche professionnelle maritime (73 % armés en petite pêche). 275 emplois de marins-pêcheurs (33 % des marins-pêcheurs ligériens) sont recensés en Loire-Atlantique.
En 2024, 5 313 tonnes de poissons sont commercialisées en criées (40 % des Pays de la Loire) représentant 30,67 millions d’euros (34 % des Pays de la Loire).
Au niveau national, la criée du Croisic occupe la 1re place en valeur pour la commercialisation de la crevette (bouquet) et l’araignée de mer.
Concernant l’aquaculture, on dénombre 30 navires aquacoles immatriculés actifs et 124 emplois de marins identifiés. La Loire-Atlantique est le 1er département d’élevage de coques en France. Il est au 2e rang national en production total (pêche + élevage), derrière la Baie de Somme.
L’élevage de coques s’est développé dans le traict du Croisic ce qui permet à la région de fournir 88 % des coques vendues à la consommation en France (85 % de la valeur commercialisée).
Le département de la Vendée compte 3 ports équipés d’une criée : Noirmoutier, Les Sables-d’Olonne et Saint-Gilles-Croix-de-Vie. 229 navires sont immatriculés aux Sables-d’Olonne, Noirmoutier et Yeu pour la pêche professionnelle maritime (74 % armés en petite pêche). On comptabilise 556 emplois de marins-pêcheurs (67 % des marins-pêcheurs ligériens).
En 2024, 8 059 tonnes de poissons sont commercialisées en criées (60 % des Pays de la Loire) représentant 59,66 millions d’euros (66 % des Pays de la Loire). Les Sables-d’Olonne couvrent 66 % du tonnage total en Vendée et 66 % de la valeur commercialisée.
Concernant l’aquaculture, on dénombre 141 navires aquacoles immatriculés actifs et 345 emplois de marins.
Au niveau national, la criée des Sables-d’Olonne occupe la 1re place en valeur et tonnage pour la commercialisation du bar, de la sole et de la sole pole.
Les Pays de la Loire sont la 1re région productrice de naissains d’huîtres creuses d’écloserie en France. L’approvisionnement en écloserie représente environ 70 % de la production française d’huîtres (Source : Comité régional de la conchyliculture des Pays de la Loire).