Tableau de bord éco
Logement social
Date de mise à jour : 2026

Une offre modérée et géographiquement concentrée, une demande localement forte

Au 1er janvier 2025, les Pays de la Loire possèdent un parc locatif social de 248 755 logements, représentant 14,1 % du parc de résidences principales. C’est moins qu’au niveau national (17,3 %). À l’intérieur de la région, les disparités sont fortes entre départements et plus encore entre intercommunalités ou communes qui la composent. Les trois principales agglomérations concentrent à elles seules plus de la moitié du parc social (53,9 %). Malgré une croissance du parc, la tension reste forte sur plusieurs territoires régionaux, situés plus particulièrement en Loire-Atlantique et le long du littoral.

En Pays de la Loire, une résidence principale sur sept dans le parc social

Le parc locatif social des Pays de Loire se compose de 248 755 logements, au 1er janvier 2025. Accueillant 4,8 % du parc national, la région se place au 9e rang français pour le poids des logements sociaux dans le nombre de résidences principales. Les logements locatifs sociaux constituent en effet 14,1 % des résidences principales en région, tandis que ce taux atteint 17,3 % en France métropolitaine et 15,4 % en France de province (hors Île-de-France). Avec 36 ans d’âge moyen, le parc social de la région est plus récent qu’en France métropolitaine (42 ans), avec des disparités départementales liées aux mises en services effectuées depuis plusieurs années.

La répartition des logements sociaux sur le territoire régional diffère significativement de celle de la population. Le poids des logements locatifs sociaux dans le parc de résidences principales varie du simple à plus du double en fonction des départements : c’est dans le Maine-et-Loire qu’il est le plus élevé (18,0 %) et en Vendée qu’il est le plus faible (8,2 %).

L’habitat social étant historiquement plutôt constitué de logements collectifs, il est plus présent dans les territoires urbains. En Pays de la Loire, les logements collectifs représentent 71,3 % des logements sociaux, contre une moyenne de 78,1 % en France de province (hors Ile-de-France). En 2025, la région se distingue par la plus forte proportion de logements sociaux individuels en France métropolitaine, atteignant 26,0 % du parc, contre 15,2 % au niveau national.

La part des logements sociaux étudiants s’élève à 2,7 % (2,6 % en France métropolitaine).

Le poids des logements sociaux
dans les résidences principales en 2025

Part
Loire-Atlantique14,8 %
Maine-et-Loire18,0 %
Mayenne12,0 %
Sarthe15,4 %
Vendée8,2 %
Pays de la Loire14,1 %
France métropolitaine17,3 %
Source : RPLS 2025

Les disparités sont encore plus marquées entre intercommunalités et communes composant le territoire régional. Supérieure ou très proche de 20 % sur les territoires de Nantes Métropole, d’Angers Loire Métropole, du Mans Métropole, de la Carene, de Laval Agglomération et de la CC du Pays Sabolien, la part de logements locatifs sociaux est souvent inférieure à 10 % dans les EPCI n’abritant pas de quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV), sauf quelques exceptions notamment dans le département du Maine-et-Loire.

Le parc des logements locatifs sociaux et leur poids
dans le parc de résidences principales, par EPCI, en Pays de la Loire

Une pression qui reste forte en Loire-Atlantique et sur le littoral

Au 1er janvier 2025, 126 485 ménages ont une demande de logement social en cours en Pays de la Loire. 2/3 des demandes proviennent de ménages dits « externes », c’est-à-dire qui n’occupent pas déjà un logement social. 45 % des demandes concernent des ménages qui souhaitent être logés à Nantes Métropole ou à Angers Loire Métropole, alors que ces derniers territoires n’abritent que 43 % des logements sociaux de la région. La tension sur le parc locatif est forte autour de Nantes.
Ailleurs en région, la demande de logements sociaux reste très concentrée dans les grandes villes, avec une pression plus forte en Loire-Atlantique et sur le littoral (source : Demande locative sociale en cours au 01.01.2025).

Le taux de mobilité en Pays de la Loire au 1er janvier 2025 est de 8,35 % (source : RPLS 2025). Conséquence des tensions sur le marché locatif, la Loire-Atlantique a le taux de mobilité le plus faible de la région (7,4 %) suivie par le Maine-et-Loire (8,4 %) et la Vendée (8,5 %) tandis qu’il est le plus élevé dans le nord de la région (9,4 % en Sarthe et 10,0 % en Mayenne).

Une plus forte croissance du parc dans les départements en tension

Entre 2020 et 2025, en Pays de la Loire, le parc de logements sociaux disponibles s’accroît de 5,0 %, avec de larges disparités selon les départements. Certains territoires régionaux connaissent donc des tensions sur le marché locatif social. En Pays de la Loire, le nombre de logements sociaux progresse légèrement plus vite qu’au niveau national.
De plus, cette hausse est plus marquée dans les départements où les tensions sont les plus fortes, contribuant à réduire en partie les déséquilibres entre offre et demande. La croissance du parc est ainsi supérieure à la moyenne en Vendée (+9,3 %), département le moins bien doté au regard de sa population, et en Loire-Atlantique (+9,3 %) où les tensions sont vives. Ailleurs, l’augmentation du nombre de logements locatifs sociaux est plus modérée, surtout en Maine-et-Loire, déjà bien doté, et en Sarthe. Le nombre de logements sociaux progresse assez faiblement en Mayenne à l’instar de sa population stagnante. Le dynamisme de la construction de logements sociaux est aussi à relier à celui de la démographie.

évolution du parc
entre 2020 et 2025
Loire-Atlantique+9,3 %
Maine-et-Loire+0,6 %
Mayenne+2,6 %
Sarthe+0,8 %
Vendée+9,3 %
Pays de la Loire+5,0 %
France métropolitaine+4,5 %
Source : RPLS 2025

Vers une part grandissante de logements collectifs

En Pays de la Loire, 71,3 % des logements locatifs sociaux sont de type collectif. Cette part est plus faible que celle observée en moyenne en France métropolitaine (82,2 %) et dans l’ensemble des régions de province (78,1 %). Les Pays de la Loire font partie avec les Hauts-de-France des deux régions de France métropolitaine offrant le plus de logements individuels au sein du parc locatif social.

Toutefois, parmi les mises en service les plus récentes (entre 2020 et 2024), le poids des logements collectifs a progressé : 77,5 % des logements mis en service, en Pays de la Loire, sur la période, témoignant de la volonté croissante de limiter l’artificialisation des sols de notre région.

Dans les départements ligériens, la proportion de logements collectifs varie dès lors de 53,4 % en Vendée à 84,3 % en Loire-Atlantique. À l’échelle intercommunale, plus le volume du parc est important, plus la part de logements collectifs semble être élevée. La proportion de l’habitat collectif est ainsi supérieure à 85 % dans les trois principales agglomérations de la région et culmine à plus de 91 % à Nantes Métropole.

Le poids des logements collectifs
dans le parc social en 2025

en %
Loire-Atlantique84,3 %
Maine-et-Loire67,6 %
Mayenne68,6 %
Sarthe75,0 %
Vendée53,4 %
Pays de la Loire74,0 %
France métropolitaine84,8 %
Source : RPLS 2025

Avertissement

Le répertoire des logements locatifs des bailleurs sociaux (RPLS) a été créé au 1er janvier 2011 en lieu et place de l’enquête sur le parc locatif social (EPLS). Il a pour objectif de dresser l’état global du parc de logements locatifs de ces bailleurs sociaux au 1er janvier d’une année. Il est alimenté par les informations transmises par les bailleurs sociaux.

Les bailleurs sociaux interrogés sont définis par l’article L.411-10 du code de la construction et de l’habitation (CCH). Ces bailleurs doivent déclarer l’ensemble des logements ordinaires dont ils ont la pleine propriété ou sur lesquels ils ont un bail emphytéotique, à construction ou à réhabilitation, ou dont ils ont l’usufruit. Sont exclus les logements-foyers de personnes âgées, de personnes handicapées, de jeunes travailleurs, de travailleurs migrants et les résidences sociales. Les logements mis en service au 1er janvier de l’année de collecte sont pris en compte dans les résultats.

Source : Ministères Transition écologique, Aménagement du territoire, Transports, Ville et Logement, SDES, Dreal Pays de la Loire